Le Covid19:Cette crise est une belle occasion pour l’Etat de démontrer sa volonté de changement..Par Dr° Ali Sedjari Reviewed by Momizat on . Ali Sedjari°- Rabat :« Taounate.net »/L’Humanité traverse actuellement une situation inédite de son histoire suite à l apparition imprévisible Ali Sedjari°- Rabat :« Taounate.net »/L’Humanité traverse actuellement une situation inédite de son histoire suite à l apparition imprévisible Rating: 0

Le Covid19:Cette crise est une belle occasion pour l’Etat de démontrer sa volonté de changement..Par Dr° Ali Sedjari

Ali Sedjari°- Rabat :« Taounate.net »/L’Humanité traverse actuellement une situation inédite de son histoire suite à l apparition imprévisible  du Coronavirus aux effets catastrophiques , dévastateurs.

 Aucun médecin, aucun chercheur ou scientifique dans le monde n a prévu l’avènement d’une crise sanitaire de cette ampleur. Une vraie “maladie pesteuse”, comme on disait jadis à l’époque où ce qui s ‘abattait sur l’Humanité était qualifiée de peste. Mais la grande différence ente la peste et le Coronavirus, c’est que ce dernier est invisible, incontrôlable, et se déplace  partout pour ne laisser personne à l’abri,. Tout le monde y passe, les puissants comme les faibles,les riches comme les pauvres, les croyants comme les athes . Il contamine, sevit partout et tue tout sur son passage: l’économie, la santé, les transports, le commerce, l’industrie, les services publics, la culture, le tourisme, l’emploi, le travail, les déplacements, les relations, l’enseignement, le travail et tout simplement la vie. Il Impose des confinements, une distanciation physique, des règles draconiennes pour se deplacer, enseigner, travailler ou voyager.

Le sentiment ressenti se mesure en un seul mot: la peur. La peur d être contaminé, la peur de sortir, la peur de mourir, la peur de perdre  l’un de ses proches, la peur de manquer de nourriture, la peur de tomber malade, la peur de succomber à l’angoisse , la peur d’être étranglé par le confinement dans un espace réduit , étroit ou carrément insalubre, la peur de perdre ses économies, la peur d’un effondrement moral et psychique, la peur de mourir de faim, la peur de ne pas pouvoir survivre.

Le temps est suspendu . Il est enfer. Il est attente et angoisse. Les horloges tournent dans le vide. Les jours et les nuits se ressemblent…les cafés, les restaurants, les lieux de loisirs, les bibliothèques, les hammams, les salles de sport, les lieux de loisir et de divertissement, les festivals, les théatres, les écoles, les universités sont fermés. Les fêtes et les mariages sont interdits.

 Nos repères habituels sont perdus. Difficile de s’adapter aux nouvelles contraintes de la vie.,  On imagine les conditions de promiscuité chez des familles où règne la violence en huis clos et où les relations familiales sont tendues, conflictuelles et agressives.

Nos libertés se sont rétrécies. Nous vivons au ralenti, enfermés chez soi et braqués sur les chaînes satellitaires ou les réseaux sociaux pour guetter toute information sur le virus. . Mais en même temps, on découvre  les mérites de l’internet et des téléphones qui nous permettent de garder le lien avec sa famille, ses proches et ses amis, avec la vie tout court.

La situation que nous vivons renvoie inconsciemment au silence de la campagne par nuit noire. Mais plus que l’ angoisse, c’est l’ennui qui est insupportable. C’est le silence d’une ville où d’un quartier qui vient d’être rase  par les bombes. Pour des populations habituées au bruit et aux cris, le silence est plus lourd à supporter. Les enfants  “confinés” ne sont plus familiers au silence., Ils doivent  suffoquer et deviennent ingerables. Leux jeux vidéo sont d’ailleurs bruyants. Peur être que le confinement et les reconfinements vont  ils  nous rappeler que ce silence peut être le synonyme d’imagination ou de rêve.  Dans quelques cas seulement.

Le Covid 19 révèle au grand jour les défaillances de notre système de gouvernance et de Gouvernelentalite, de nos techniques de communication et nos médiations, de nos pratiques socialisation  et d’éducation, de nos normes d’ urbanisation  et de logement, des conditions de vie des populations vulnérables ou descriminees .

Dans cette situation de confinement, la situation d’une catégorie importante de la population doit être traumatisante. Pensez, par exemple, à tous ces gens qui travaillent dans le secteur informel, à ceux qui vivent dans le dénuement et la précarité, à ceux qui sont entassés dans quelques m2 sans hygiène et sans sécurité, à ceux qui vivent dans les territoires enclavés et abandonnés, dans les campagnes reculées, dans les montagnes inaccessibles, dans les ceintures de misère et de bidonvilles, dans les marges tout simplement.

Le confinement est une notion à géographie variable. Il met à nu nos inégalités et nos fragilités, nos défaillances et nos insouciances. Nos erreurs et nos apprivisations. 

De cette crise s’exacerbent les frustrations, les malaises entre urbain et rural, entre riches et pauvres, entre Centre ville et zones périphériques, mais aussi des questions de consentement à l’autorité ou des ordres comme la discipline et la responsabilité.

 Sur tous ces enjeux, le Covid 19 à montré les décalages, les inégalités, les souffrances et l’acculturation, les résultas tragiques de certaines politiques publiques et, disons le, des mauvais choix. 

Bien que la mémoire soit souvent courte, gageons qu il y aura un avant et un après Coronavirus. Espérons que nous saurons investir comme il se doit dans notre système d’ éducation et de santé, sans oublier la recherche scientifique, médicale et pharmaceutique. Qui sait, après cirononavirus, il risque d’avoir un autre virus. Il faut développer la gestion du risque et préparer  les mécanismes pour une résilience territoriale et institutionnelle forte. 

Le confinement est une belle occasion pour réorienter le débat sur le modèle  qui paraît désuet, contre profuctif pour le remplacer par un autre plus adapté à un contexte qui a beaucoup changé et évolué. Ce qui est en question, c’ est le changement des paradigmes, des choix,   des priorités et surtout de nouveaux modes de  production des politiques publiques et la mise en place des fondements assurés et durables d une bonne gouvernance publique à la mesure des défis et des enjeux d avenir, particulièrement ceux du numérique et de l Intelligence artificielle pour ne citer que ceux la 

Le coronavirus a montré les limites des modèles dominants, à nos certitudes aussi, et invite  les États du monde à donner du sens à la politique, aux valeurs, à la démocratie, à la citoyenneté, à l’éthique, au vivre ensemble et plus particulièrement à la pensée et à la connaissance scientifique .

Concernant notre pays,, cette crise est une belle occasion pour l’État de démontrer sa volonté de changement et de mettre un terme aux dysfonctionnements structurels, à l’ inertie des organisations et des élites politiques, à l’incurie des élus, à une bureaucratie lourde et formaliste , aux pratiques de corruption, de clientelisme, à l’économie de rente, à l’enchevêtrement des compétences ,  à l’inflation institutionnelle, aux résaux d’intérêts et de puissance, à la segmentation  des partis politiques, aux problèmes de compétence et du mérite, a l’impunité et à l’ irresponsabilité, au conservatisme ambiant  et aux obstacles socio culturels et religieux qui freinent le pays. En fait il s’agit d’une exigence de rupture par rapport à des choix non négociés et des paris perdus.

Le Coronavirus annonce la fin des illusions et le retour au pragmatisme et à l’efficacité. Le Maroc doit veiller à ce que la prise de conscience produise une véritable mue politique et que les actes succèdent aux mots. Mais il y a un risque de revoir les résistances apparaître. Au cœur de la catastrophe chacun à un accès direct à l’essentiel, mais ensuite les coalitions, les réseaux d’intérêts vont se coaliser, les manipulations vont reprendre vite la main. Camus nous l’enseigne déjà dans La Peste:celle ci peut venir et repartir ” sans que le cœur des hommes en soit changé”.

Il faut être prudent pour ne pas rater ce rendez vous avec l’ histoire. Cet instant d’opportunité  qui transforme un évènement en communication historique, qui produit un avant et un après. Oui la  rupture s’impose. Qui réconcilie la population avec son avenir. Qui lance les prémices d’un destin commun.

Le Covid 19 doit être une occasion pour un sursaut historique, pour une Renaissance maîtrisée. Pour une matamorphose assumée. Car c’est la métamorphose qui pourrait améliorer notre pays. Il devient vital de changer de Voie.

L espoir est dans la déclenchement d’un réveil des esprits et des consciences collectives autour d’un nouveau projet de société. Il n’est pas non plus, certitude, il porte la conscience des dangers et des menaces, mais il nous fait prendre partie et faire pari. 

Nous sommes face à un enjeux majeur. Si nous ne saisissons pas cette opportunité d’inventer un autre modèle de développement soutenu par une bonne gouvernance , nous ratifions le fait que nous sommes inconscients. J’espère ne pas assister à ce scénario. Mon cœur saignera.

°Professeur universitaire chez Universite Mohamed V (Rabat)- Membre du « Forum des Compétences de Taounate »

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